Journal Farandole

La Route du Rhum s’invite à l’école primaire du Sambuc

LE SAMBUC -

Sports et loisirs

La 11ème édition et les 40 ans (1978-2018) d’une des plus belles courses au large, la  Route du Rhum, partira de Saint Malo dimanche 4 novembre pour rallier Pointe à Pitre en Guadeloupe. Et il y en a certains qui ne vont pas rater le départ ! Les élèves de l’école primaire du Sambuc sous la houlette de leur directeur Philippe Martinez. Car cette année un bateau aux couleurs de Salin de Giraud y participe.

D’un défi sportif, une course transatlantique à un pari économique, le tourisme

Tous les quatre ans, la Route du Rhum est un évènement sportif et maritime rassemble sur la même ligne de départ des petits coursiers océaniques et des géants des mers. Côté skippers, le mélange des genres existe aussi, avec des marins venus de tous horizons, professionnels ou amateurs. Pour l’édition 2018, ce sont 117 concurrents, répartis en 6 classes et près de 3500 miles à parcourir ! Une vitesse de 20 à 40 nœuds, de 5 jours à 12 jours et plus de course. Pour cette course : un bateau « Solveo Energie Nouvelle », un skipper Jean Pierre Balmès, navigateur passionné et chevronné, originaire de la Grande Motte où le catamaran a été construit. Ce rêve a été rendu possible grâce à l’Office de Tourisme d’Arles, son président Christian Mourisard et son directeur Jean Pierre Bœuf. Avec cette participation à la Route du Rhum, il s’agit de braquer les projecteurs sur l’intérêt touristique et environnemental de Piémanson, donner envie de venir à Salin de Giraud, un bout du monde si proche. Et cette aventure, les élèves du Sambuc vont la suivre jusqu’au bout grâce à une liaison satellite avec le bateau.

D’une action solidaire envers les enfants hospitalisés à un magnifique projet pédagogique

Cette aventure se veut aussi une action de solidarité en liaison avec l’association montpelliéraine « Rire » pour les enfants hospitalisés et un projet pédagogique passionnant pour les 24 élèves de CE2, CM1 et CM2 de l’école primaire du Sambuc.

Et les objectifs sont multiples, faire partager les valeurs de ce territoire magnifique et fragile et aborder les programmes scolaires sous différents angles. Les maths par exemple en convertissant les nœuds marins en kilomètre/heure, l’histoire avec les notions de colonisation, de commerce triangulaire et d’esclavage, le français avec des dictées sur le milieu marin et l’écriture de poèmes, la science en parlant des objets qui flottent et qui coulent, ou le calcul du temps de sommeil du navigateur, pourquoi pas plus de 9 minutes de suite ? Mais aussi la géographie en situant Saint Malo, Pointe à Pitre, en parlant des notions telles que l’anticyclone, les alizés, l’étude des cartes marines…Sans oublier la tenue d’un journal de bord en direct à travers un enfant qui sera l’espace d’un jour un narrateur virtuel de la course. Pour Philippe Martinez qui ne ménage pas ses efforts de créativité et de pédagogie, la leçon à tirer de cette merveilleuse expérience est de « toujours croire en soi, avoir envie d’avancer. Vivre ses rêves jusqu’au bout et pour y parvenir, s’en donner les moyens. Car cette aventure est riche en émotions, elle nous offre la possibilité de sortir des sentiers battus, et les enfants sont heureux de participer à cette action de solidarité ». Comme Romane qui nous montre la maquette du bateau, Joachim « qui aimerait naviguer pour sentir le vent qui souffle dans les voiles », Mélissa qui « aime les beaux bateaux qui vont vite et qui donnent de belles sensations ». Tous les élèves ont en commun leur fierté de participer à ce projet qui permet avec l’argent récolté « d’aider les enfants à l’hôpital, ceux qui n’ont pas la chance de vivre normalement, de s’amuser, de bouger ». Une belle leçon à méditer.//CL

Ils font vivre le territoire