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  Juillet 2008  

Porter le costume d'arlésienne...
Texte Claudine Labe

 
... est plus qu'un art c'est une façon d'être, le maintien d'une tradition  
 
         


Le respect de la tradition, de l’authenticité et du passé s’exprime à travers le costume. Porter le costume est plus qu’un art, c’est une façon d’être, une véritable passion, il permet de révéler la grâce, la féminité et la beauté des femmes de Provence. Mais le revêtir et se coiffer répond à des codes stricts. Chaque tenue témoigne de la personnalité de celle qui le porte et de la circonstance. Pour les travaux de tous les jours, on le portera en cotonnade assorti d’un fichu en indienne, pour les citadines on choisira le costume en ruban aux tissus soyeux, dentelles et bijoux, au fichu blanc en mousseline plié en triangle et tenant en place par le jeu de quatre épingles d’ou l’expression « tiré à quatre épingles ». Pour les grandes cérémonies, le costume en gansée s’imposera.
Du 18° siècle à nos jours le costume a beaucoup
 
évolué, mais fichu, manteau, eso de soie, sac, ombrelle et bijoux sont toujours l’apanage des belles arlésiennes. Quant au « ruban de testo », il demeure, malgré une évolution dans les motifs et les couleurs, rubans de taffetas ou rubans de velours aux couleurs chatoyantes, l’une des caractéristiques du costume de l’Arlésienne. A la fin du 19° siècle la mode régionale se meurt, Mistral refuse ce constat. Il lance alors un grand événement au cours duquel on remettra aux jeunes filles qui revêtent pour la première fois les atours traditionnels, une broche à l’effigie de son héroïne Mireille et un diplôme illustré par le peintre Léo Lelée. Ainsi naquit la fête du costume, le premier dimanche de juillet au théâtre antique d’Arles les plus somptueux costumes sont de sortie.
La Reine d’Arles, emblème de la ville a un rôle d’ambassadrice Aujourd’hui encore être Reine d’Arles ne relève pas du folklore, c’est une tradition, une façon de vivre qui se continue dans l’histoire. Elle se doit de porter haut les couleurs de la ville, de la région et du costume, faire rayonner la langue, l’histoire et les traditions provençales. D’Angèle Vernet, la première Reine d’Arles élue en 1930 à Caroline Serre la XX°, élue le 1° mai dernier, elle est devenue au fil du temps le
 
symbole d’une culture, un monde où se côtoient le cheval et le taureau, la langue provençale et le costume traditionnel.
L’Arlésienne est une image unique, un mélange de mode adapté aux réalités d’une Provence fière de sa beauté et de ses différences. Mistral disait « Tant qu’auran lou riban e la capello lis arlatenco saran li pus bello ». Pour la reine d’Arles et ses six demoiselles d’honneur (une référence aux sept poètes fondateurs du Félibrige) c’est un honneur d’être élue, un véritable privilège dans lequel il faut savoir accepter les contraintes tout en profitant pleinement des moments merveilleux.
   
   
   
La XX° reine d'Arles Caroline Serre
 
 
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