Journal Farandole

De nouvelles expositions à découvrir au Musée Réattu…

ARLES - au musée Réattu

Culture et patrimoine

Ugo Schiavi – Gargareôn

Jusqu’au 15 mai 2022

En résidence au musée Réattu depuis le début de l’année 2021, l’exposition consacrée à Ugo Schiavi, artiste plasticien spécialisé dans la sculpture et l’installation, s’inscrit dans la logique des monographies consacrées à des sculpteurs – Arman, César, Toni Grand etc. – organisées par le musée depuis les années 70.
Reçu en résidence à Arles tout au long de l’année 2021, l’artiste a produit des sculptures et installations inédites, en lien avec l’architecture et la dimension mythologique de la ville, qui seront présentées dans les salles d’exposition du musée.

Les œuvres d’Ugo Schiavi se présentent comme des fragments de corps érodés par le temps, destinés à être redécouverts par les archéologues du futur. Par la technique du moulage, il entreprend une hybridation entre des sculptures repérées dans l’espace public ou des collections de musées, et des éléments rapportés – comme des moulages de corps réels –, de façon à tisser ensemble un regard historique sur les œuvres du passé et une réflexion plastique sur la sculpture elle-même.

À mi-chemin entre la statuaire classique et l’installation contemporaine, ses œuvres relèvent aussi d’un fonctionnement quasi-photographique : les notions d’empreinte, de copie, de positif et de négatif, les nuances de gris et le grain des matériaux employés, l’idée de temps et de mouvement figés, tout dans la sculpture d’Ugo Schiavi rappelle en effet le vocabulaire de la photographie, médium auquel le musée et la ville d’Arles sont attachés depuis plus de cinquante ans.

Ses recherches les plus récentes s’orientant vers des créatures hybrides et chimériques, elles trouvent un terreau fertile au musée, où les gargouilles du Grand Prieuré fonctionnent comme des leviers d’imaginaire. L’invitation à cet artiste répond donc à une double mission : renouer avec la politique d’exposition de sculpteurs contemporains initiée dans les années 50 (Zadkine, Richier) et amplifiée dans les années 70 à 90 (César, Arman, Grand, Pagès), tout en tissant des liens avec l’architecture des lieux et les autres médiums de la collection, en particulier la photographie.

Dimanche 12 décembre à 14h30 : Conférence-visite « De la Tarasque au Drac : histoires des créatures du Rhône »
En écho à l’exposition « Ugo Schiavi, Gargareôn » qui puise en partie dans l’imaginaire des créatures qui peuplent le Rhône, Martine Brun guide conférencière propose une conférence revenant sur l’origine des mythes provençaux mettant en scène des créatures liées à l’eau : la Tarasque, le Drac, etc. A l’issue de la conférence elle guidera le public dans l’exposition afin de confronter ces mythes aux œuvres de l’artiste.

Durée : 2h. Billet d’entrée + 3€ par personne.
Sur réservation avant le vendredi 10 décembre à 17h

 

(un autre) Éloge de l’ombre

La photographie japonaise dans les collections du musée Réattu
Jusqu’au 27 février 2022

Le musée propose de découvrir l’univers de photographes japonais dont les œuvres appartiennent à ses collections : Eiichiro Sakata, ancien assistant de Richard Avedon, spécialisé dans d’insolites portraits d’artistes ; Kishin Shinoyama, invité des Rencontres d’Arles en 1975, qui offrit au musée trois ensembles de ses séries les plus envoûtantes sur le thème du corps ; enfin Keiichi Tahara, dont la série des « Fenêtres » exprime si bien le concept de « Ma », ce vide qui sépare autant qu’il relie les choses entre elles…
Une manière de mettre en lumière la photographie japonaise, très tôt associée par Lucien Clergue à l’aventure de la collection photographie du musée Réattu et du festival des Rencontres d’Arles.

 

Dimanche 5 décembre à 15h30 : Autour de cette exposition le musée organise une visite thématique « Le goût de l’ombre. Photographie, thé et gourmandises japonaises »
A l’issue de la visite, vous pourrez ainsi déguster un authentique thé vert japonais chez « Vague », le studio arlésien de l’architecte d’intérieur japonais Teruhiro Yanagihara, basé à quelques pas du musée, rue du 4 septembre.

La séance permettra de comprendre comment les arts japonais, qu’il s’agisse de photographie, d’artisanat, d’architecture ou de gastronomie, sont intimement liés.

Par Andy Neyrotti, commissaire de l’exposition, avec Fanny Pellegrin, directrice artistique du studio « Vague », et Stéphanie Jabir, collaboratrice.
Durée : 1h30. Billet d’entrée + 5€ par personne, dans la limite des places disponibles.
Sur réservation avant le vendredi 3 décembre à 17h

 

 10 Rue du Grand Prieuré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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